200px-Hunger_gamesL’auteur: Suzanne Collins (née en 1962) est une auteure américaine qui a d’abord écrit des scénario télévisée avant de se lancer dans l’écriture.

Le livre: A Panem, tous les ans, chacun des douze districts envoient deux tributs, un garçon et une fille, pour participer aux Jeux de la faim, retransmis sur toutes les télévisions, pendant lesquels les concurrents doivent lutter pour survivre jusqu’à ce qu’il n’y ait qu’un seul survivant. Plus on grandit, plus les chances d’être tiré au sort se multiplient. Alors quand Primrose Everdeen, douze ans, est appelée, sa grande soeur Katniss se porte volontaire pour prendre sa place. Elle et son camarade, Peeta, sont donc préparés pour devenir les stars championnes du district douze. Et tout à coup, voilà Peeta qui déclare l’aimer depuis toujours, en direct à la télévision. Leur couple fascine les téléspectateurs, mais Katniss se méfie: qu’est-ce qui est vrai dans une arène où tout est question de faire le show pour survivre?

Ce livre fait beaucoup de bruit, d’autant plus que le film est annoncé pour mars. Et je dois avouer que j’ai vraiment accroché. Le concept, une sorte de Kho-Lanta à la sauce Battle-Royal, m’a semblé extrêmement bien pensé, bien trouvé. D’ailleurs, pour passer de nos jeux de télé-réalité habituels à celui-ci, le pas à franchir c’est pas si grand, puisque la seule différence réside dans le fait que le candidat éliminé l’est au sens propre. A chaque instant, la production peut intervenir, pour rendre l’action plus palpitante en jetant de la nourriture par exemple, mais les téléspectateurs le peuvent aussi, en donnant de l’argent non pas pour des sms mais pour des médicaments. En un mot: on y croit. Résignée, dure, ne s’autorisant que quelques moments de tendresse pour sa petite soeur mais gardant la tête froide et l’oeil ouvert, l’héroïne aussi est un personnage convaincant, qui sait que faire preuve de sentiment dans un tel monde peut vous conduire à votre perte. Et le roman ne nous épargne rien: morts violentes, sang, camouflages, guêpes tueuses, baies mortels, tout l’attirail de l’univers hostile est déployé pour malmener les héros. On ne s’ennuie pas un instant tant le roman parvient à se renouveler. Seul bémol: j’ai trouvé la fin un peu trop facile, un peu en retrait. Certes, elle prépare une suite, mais elle empêche de refermer le roman en apothéose.

La note de Mélu:

Note 5

Un excellent roman qui se lit d’une traite!

Hunger_games_filmLe film: Aaaah vu dès sa sortie (ou presque hein, j'ai attendu le vendredi soir). Nous sommes en mars 2012 et l'adaptation très attendue du roman best-seller sort sur nos écrans. Gary Ross signe la réalisation. Mais il faut le dire, ce qui est d'abord une agréable surprise, c'est le choix de Jennifer Lawrence pour incarner notre chasseresse Katniss: outre son physique qui me semble correspondre assez bien au personnage, il faut avouer que la performance est remarquable, et la palette subtile d'une Katniss entre désespoir et dureté est superbement rendue. J'ai été un peu moins emballée par Josh Hutcherson qui incarne Peeta, mais il faut dire que le personnage est un peu difficile à saisir dans le livre. Concernant les acteurs, on aura la bonne surprise de croiser un Lenny Kravitz sobre et élégant dans le rôle du styliste de Katniss, et un Donald Sutherland en vieux président débonnaire mais sans pitié.
L'intrigue est très fidèle au livre, mais j'ai regretté quelques choix pas toujours heureux: dans une histoire aussi riche, il y a des détails qu'il aurait mieux valu abandonner plutôt que mal les traiter, car sans leur développement, ils tombent un peu comme un cheveux sur la soupe. Mais à part ce détail, la fidélité au roman, à son ambiance faussée qui présente une situation de paillettes médiatiques sur fond de malaise permanent est remarquable. Même si le début du film, avant que la bataille ne commence, est un peu longuet, on s'y retrouve avec plaisir. Le challenge était bien sûr de rendre ce point de vue interne de Katniss, toutes les réflexions, les informations qu'elle nous donne. C'est le présentateur télé qui commente et accompagne notre découverte de cet univers, et la trouvaille est vraiment réussie (et le personnage aussi d'ailleurs).
J'ai tout particulièrement aimé la manière dont le film est filmé: très souvent, la caméra à l'épaule vous plonge dans un rythme de traque et vous donne réellement l'impression de fureter dans la forêt. Les images en général sont tout simplement magnifiques: des couleurs ternes du district 12, on passe aux couleurs criardes et flashy du Capitole. Les décors de forêt sont également une véritable réussite, les scènes de violences restent pudiques et presque chorégraphiées, ce qui n'enlève rien à leur cruauté. En un mot: c'est beau. Enfin, dernier détail mais non des moindres: on a particulièrement soigné la bande-son: le jeu sur la musique, sur son rôle pour exprimer les sentiments, se substituer à l'action, accompagner la poésie ou le tragique, remplacer les paroles, et ce qu'on entend et ce qu'on n'entend pas est vraiment soigné.
En un mot, une bonne adaptation, et un film réussi.

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