yvainL’auteur : Chrétien de Troyes (environ 1135-1190) est un trouvère qui se désigne lui-même sous ce nom. Il affirme être au service de Marie de Champagne, la fille d’Aliénor d’Aquitaine.

 

 

Le livre : L’histoire commence avec une légende : celle d’une fontaine magique qui bout tout en restant froide., qui fait tomber la pluie lorsqu'on verse son eau, abritée par des arbres toujours verts Mais celle-ci est gardée par un chevalier qui a vaincu Calogrenant, le cousin d’Yvain. Pour le venger, Yvain se rend donc à la fontaine et blesse à mort le gardien. En le poursuivant jusque dans son château, il aperçoit la veuve, Laudine, dont il tombe amoureux. Il se propose donc de remplacer le gardien de la fontaine, et épouse sa belle. Le bonheur serait complet si Yvain n’était pas un chevalier, et un chevalier se doit de toujours mettre à l’épreuve sa valeur, et non pas se reposer auprès d’une tendre épouse. Yvain demande donc congé à sa femme pour continuer ses exploits. Elle le lui accorde, à la condition qu’il revienne dans un délai d’un an. Malheureusement, Yvain ne pourra pas tenir sa promesse, et chassé par Laudine, le voilà qui erre dans les bois, sans but et à moitié fou…

Difficile de résumer un récit qui ne s’arrête jamais. L’originalité de cette histoire est que le chevalier gagne le cœur de la dame dès le début, et il le perd par sa négligence. Les errances du chevalier dans la forêt, nu, fou, pourraient tourner au grotesque, mais non. Il s’agit d’un véritable parcours initiatique, où le chevalier doit mourir symboliquement puisqu’il perd son nom, pour renaître en tant que chevalier au lion et retrouver son honneur perdu. Il multiplie les prouesses jusqu’au combat final qui l’amène à affronter un reflet de lui-même en la personne de Gauvain. Pleine de symbole et de mystère, cette histoire n’a pas fini de faire couler de l’encre.

Confession: je n'ai pas lu l'édition dont j'ai mis la photo, j'ai lu  une édition jeunesse en texte intégral. Mais je trouvais la photo plus jolie. Voici donc l'édition que j'ai lu:

yvainAvouez que ça en jette moins.