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Lettre "R"


L’auteur: On ne présente plus J. K. Rowling (née en 1965) qui est aujourd’hui une des plus grandes fortunes d’Angleterre, chevalier de la Légion d’Honneur. On aime à raconter qu’avant son succès littéraire, elle vivait d’allocations et élevait seule sa fille. Pour le côté Cendrillon de l'histoire.


Le livre : Alors qu’il devrait entamer sa dernière année à Poudlard, l’école des Sorciers, Harry Potter ne retournera pas en classe. En mourant, le directeur Dumbledore lui a en effet laissé une mission : retrouver les Horcruxes, objets dans lesquels sont enfermés des fragments de l’âme de Voldemort, le Seigneur des Ténèbres. De plus, le soir de son dix-septième anniversaire, il sait que le sort qui le protège va prendre fin. Il s’agit donc pour l’ordre du Phénix de le mettre en sécurité. Commence alors une longue quête dont les obstacles sont nombreux : les Mangemorts poursuivent Harry devenu Ennemi Public n°1, Voldemort lui-même prend conscience de l’entreprise de son rival, et qui plus est, Harry ne sais absolument pas où chercher les Horcruxes ni de quoi ils ont l’air.

Je ne suis pas peu fière de cette lecture : six cent pages dans la langue de Shakespeare ! Ce livre est écrit dans un anglais accessible, fluide sans être simple. De plus, en ne comprenant pas très bien la langue, on se rend d’autant mieux compte à quel point le style est adapté : obscur et complexe lorsque Voldemort fomente ses plans machiavéliques, sautillant et filant lorsque Harry discute avec ses amis. Le monde d’Harry Potter est toujours aussi cohérent, et je l’admire pour arriver à s’y retrouver car il n’a jamais été aussi complexe que dans ce septième volume. J’ai adoré le traitement réservé aux contes de fée, les trouvailles de Rowling sont toujours aussi épatantes.  La deuxième partie du livre est une véritable course au dénouement, de celle qui nous donne envie de sauter des pages tant on ne peut plus attendre d’arriver au moment critique. Seul bémol : la grande conversation-révélation finale qui explique tout, je ne suis pas très fan de ce genre d’effet. Mais pour le reste : standing ovation !