laisL’auteur : On ne sait quasiment rien de Marie de France, une des premières écrivains françaises, sinon qu’elle vécut au XIIème siècle et qu’elle était liée à la cour d’Henri II et d’Aliénor d’Aquitaine. Très cultivée, elle fait montre d’un talent de conteuse et d’une sensibilité remarquable.


Le Livre : J’aurai du mal ici à vous définir ce qu’est un lai. Il se rapproche d’une fable, d’un conte. Ils reprennent des anciennes histoires bretonnes. Le merveilleux celte est une matière imaginaire fascinante : à mi-chemin entre nos contes de fées et le fantastique moderne, c’est réellement un genre à part qui rejoint néanmoins tous nos célèbres mythes et nos légendes littéraires. La richesse de ces Lais est surprenante : le lai de Lanval est une variante d’un thème mélusinien, le lai de Bisclavret reprend la trop célèbre légende du loup-garou. Même Tristan et Iseult y sont représenté et c’est peut-être dans le plus beau des lais : le lai du Chèvrefeuille ne raconte pas l’histoire tragique des amants, mais seulement un court instant où Tristan, exilé, caché, parvient à faire exprimer, par une superbe métaphore, son amour pour la reine. L’amour courtois et les légendes ancestrales y sont traités sur un ton tout à fait plaisant.

Un chef d’œuvre.