pour toujours jusqu'à demainL’auteur: Sarah Dessen (née en 1970) est une auteur américaine qui écrit surtout pour les adolescents.

Le livre: Macy a bien du mal à se remettre de la mort de son père, décédé sous ses yeux d’une crise cardiaque alors qu’elle le rejoignait pour un jogging. Cet été, son petit ami Jason, brillant, intelligent, méthodique, parfait, part au “camp des crack”, lui confiant son poste à la bibliothèque pour occuper ses journées. Sa mère, promotrice immobilière, organise de grandes réceptions pour vendre ses belles maisons. Se retrouvant seule face à sa vie bien rangée d’élève sage où tout doit continuer à bien fonctionner, Macy se pose des questions. Lors d’une des réceptions de sa mère, elle rencontre l’équipe de Delia, traiteur, enceinte et complètement débordée, constituée des frères Tim et Greg, de l’exubérante Kristy et de la silencieuse Monica. Leur joyeux bordel l’intrigue, et lorsque Delia lui propose de rejoindre l’équipe pour des extra, elle décide de s’autoriser quelques folies.

Je suis assez mal partie avec ce roman, que je n’ai emprunté à la bibliothèque que parce que j’en avais fait la fiche sur le Club de Lecture et parce que l’auteur fait partie de la sélection à découvrir. D’abord, la couverture est nulle. Le titre est nul. Le début est nul, lui aussi, et très vite j’ai cru que j’allais encore lire une histoire larmoyante à grand renfort d’orphelins et de chagrins d’amour. Et d’ailleurs, la fin est nulle (mais ça je ne vous dirai pas pourquoi). Mais tout ce qu’il y a entre les deux… Et bien je dois avouer que j’ai fini par accrocher. D’abord parce que finalement, c’est une histoire qui se détache assez vite du monde adolescent. C’est loin des bancs du lycée, dans le monde du travail, que Macy voit sa vie bouleversée. Qu’il s’agisse du mépris glacial affiché par ses collègues de la bibliothèque envers “la stagiaire” ou de la gestion de situation d’urgence avec le traiteur, j’ai apprécié qu’on soit dans un univers certes jeune mais moins marqué ado. J’ai aussi beaucoup apprécié la subtilité avec laquelle sont construits les personnages. Le traumatisme de Macy s’inscrit dans la recherche de perfection et de courage affichée par sa mère et Jason, le désir de révolte de sa sœur et la porte ouverte proposée par Tim, lui-même personnage que l’on voit doucement évoluer au fil du roman en filigrane, personnage sensible d’artiste un peu torturé, qui fleur bon le bad boy au cœur tendre, envoyé autrefois en maison de correction mais peut-être le plus équilibré de la bande de Delia. Certes, le personnage de Tim n’est pas d’une grande originalité, mais il joue son rôle en sobriété: j’ai trouvé plaisant cependant le jeu de la vérité auquel Macy et lui se prêtent, pour en apprendre plus l’un sur l’autre. Ce qui m’a surtout plu, c’est qu’autour de ce roman d’apprentissage gravitent des personnages hauts en couleurs, comme justement Caroline, Greg et sa Gregmobile dans laquelle il n’y a pas encore de banquette, Delia et ses plans foireux et Kristy et son franc-parler. Rien n’est surfait, et l’on se prend vite au jeu de se demander ce que va faire Macy, irrésistiblement attirée par ce Tim qui lui autorise à être imparfaite et à dire la vérité, lorsque Jason reviendra.

La note de Mélu:

Note 4

Moins niais que prévu, et plutôt réussi.

Titre original: The truth about forever (traduit de l’anglais)

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Catégorie “Littérature jeunesse”

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Découverte de Sarah Dessen

 

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