L_ApprentiAssassin_01L'auteur: Robin Hobb est le pseudonyme de Margaret Astrid Lindholm Ogden (née en 1952), une romancière américaine. Originaire d'Alaska, elle connaît un grand succès depuis une quinzaine d'année avec sa série de fantasy L'Assassin royal qui compte six tomes et se poursuit avec un autre cycle. Une auteure prolixe!

Le livre: un narrateur nous livre ses souvenirs. Lorsqu'il avait à peine six ans, un vieil homme l'a emmené au château de Castelcerf: puisque le prince Chevalerie a pu faire un enfant à sa fille, il doit bien être capable de l'élever. Qu'il le garde! Le voici donc surnommé Fitz, qui veut dire "bâtard", et présenté à au prince Vérité et au roi Subtil, frère et père de Chevalerie. Ce dernier a renoncé au trône et s'est retiré sur ses terres. Elevé comme gardien d'écurie, le jeune garçon montre d'étonnantes capacités d'empathie avec les chiens qui partagent son quotidien. Mais un jour, au milieu de la nuit, il est convoqué par le mystérieux Umbre qui lui propose une carrière toute particulière: devenir, sous son apprentissage, l'assassin privé du roi.
J'ai tout d'abord été impressionnée par la capacité de ce livre à vous happer: moi qui ne suis pas, mais alors pas du tout fan de fantasy, je suis rentrée dedans très facilement. J'ai été séduite par la qualité de la langue, riche et soignée, et par l'histoire de ce garçon qui n'a pas demandé à naître et qui est de sang royal tout en ne l'étant pas. Son apprentissage de la vie n'est pas dénué là de charme et d'humour. Tous les personnages sont complexes et travaillés: j'ai particulièrement été touché par dame Patience, l'épouse de Chevalerie, qui souffre de voir devant elle ce bâtard de son mari alors qu'elle n'a jamais pu lui donner un fils légitime. La fin de l'histoire vous tient en haleine jusqu'au bout! Par contre, j'ai trouvé que l'action était mal traitée. Lorsque les personnages partent en campagne, en guerre, en quête ou je ne sais quoi encore, il ne se passe rien mais on nous le raconte quand même, à la manière d'un récit extérieur, et cela provoque des longueurs qui m'ont lassée. De même, ce qui fait tout le sel de cette histoire, à savoir les assassinats, est parfois passé sous silence de manière frustrante: le narrateur se contente de nous dire que pendant cette période il tuait un certain nombre de fois. J'aurais aimé plus de soin dans les actions.
J'ai passé un bon moment de lecture, pour un roman de fantasy. Je le recommande aux amateurs du genre, ou à ceux qui veulent se réconcilier avec lui!

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