paulineL'auteur: J'ai déjà présenté Alexandre Dumas lors de ma critique des Trois Mousquetaires. Retrouvez-la donc en cliquant ici.

Le livre: un narrateur, aisément identifiable à Alexandre Dumas lui-même, reçoit les confidences de son ami Alfred de Nerval concernant Pauline, une jeune femme qu'il aimait mais qui a épousé le comte Horace de Beuzeval. Lors d'une succession de hasard, au cours desquels il a aperçu le comte cacher une clé sous une tombe pendant la nuit, clé qu'il a ramassé pour ouvrir les grilles d'un souterrain, il découvre Pauline enfermée dans un caveau avec un verre de poison. Après l'avoir délivrée, il doit quitter la France, car Pauline a été déclarée morte: son mari a fait enterrer en grande pompe le corps d'une autre femme, prétendant qu'il s'agissait de son épouse. Pauline lui confie alors les événements qui ont précédé son terrible châtiment.
Tous les ingrédients du gothique romantique sont là. La femme éplorée enfermée dans son chateau, l'amoureux qui n'a jamais cessé de l'aimer, le terrible mari qui n'est pas sans rappeler un certain Barbe-Bleue, l'ambiance nocturne et un tantinet macabre, la femme condamnée par le poison qu'elle a avalé mais qui était quand même affaiblie(mais va-t-il faire effet ou pas, ce poison? suspense, suspense...) Bon, je me moque, parce que le roman accumule les stérétotypes du romantisme et du gothique, mais je me suis vraiment fait plaisir. Pauline manque quand même d'épaisseur, elle ne sert pas à grand-chose une fois sortie de son cachot. Mais le reste est un vrai délice: les errances dans le château vide, le passage secret derrière la bibliothèque, les réunions non moins secrètes du mari avec des amis dans sa cave, le duel pour empêcher le mari de recommencer ses terribles plans avec une autre femme... Dumas ne fait pas dans le réalisme, il sait toucher l'imaginaire là où on a envie de le suivre, même si on sait que c'est mièvre et surrané. La midinette en moi a beaucoup aimé!
Et j'adore aussi le portrait sur la couverture.