le fantôme de la rue royaleL’auteur: Jean-François Parot (né en 1946) est un diplomate et écrivain français, créateur du commissaire Nicolas Le Floch, commissaire sous Louis XV.

Le livre: Le Dauphin de France, futur Louis XVI, vient d’épouser Marie-Antoinette, princesse d’Autriche. Un grand feu d’artifice est tiré à Paris pour célébrer l'événement. Mais soudain se déclare un incendie qui provoque une panique monumentale: les gens se ruent, se bousculent, se piétinent. Le lendemain, Nicolas le Floch est chargé de faire le bilan de cette catastrophe, et d’en éclairer les zones d’ombre. Mais au milieu des cadavres, il découvre celui d’une jeune fille étranglée, avec une perle noire dans la main. Un meurtre, qu’on a visiblement cherché à camoufler sous les victimes de la bousculade. Nicolas se renseigne donc sur sa famille. Etrange maison: les enfants et le frère d’un marchand mort aux Amériques et qui leur avait recommandé la jeune défunte, ainsi qu’un indien Micmac qui la suivait partout. Tout se complique lorsque Nicolas se rend compte que l’Indien a disparu et que la servante de la maison a toute l’apparence d’être possédée par le fantôme de sa jeune maitresse.

Ce sont décidément les romans historiques qui m’ont réconcilié avec le genre policier. J’ai dévoré celui-là en suivant pas à pas Nicolas dans les traces d’Elodie Galaine, la jeune victime. Dans le Paris du XVIIIème siècle, que l’on ne connaît que courtisant ou révolutionnaire, on plonge ici dans ses bas-fonds populaires. D’une maison close à une prison, de l’exorcisme à l’autopsie, on confronte agréablement tous les aspects policiers qui plairont aux amateurs du genre, avec une ambiance superstitieuse d’autrefois dans laquelle on est immédiatement plongé. Plus qu’un roman d’action, c’est la résolution d’un mystère qui est mis en avant, et la levée du voile qui entoure l’histoire tragique et lugubre d’Elodie, dans un huis-clos familial que ne renierait pas une Agatha Christie. Le personnage de Nicolas Le Floch est aussi très intéressant, de par sa logique, sa maîtrise, mais aussi ses travers, puisqu’il fréquente régulièrement une prostituée à laquelle il a jadis rendu des services, ce qui fait de lui un personnage bien plus nuancé que le commissaire incorruptible.

La Note de Mélu:

Note 4

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Et un titre pour la catégorie "Lieu":

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