la maison de londres

Chez les vampires londoniens, l’organisation est stricte. Au sein de la Maison de Londres, on surveille attentivement toutes les créations de nouveaux vampires qui sont soigneusement contrôlées. Et quelqu’un n’a pas respecté la règle. Bien sûr, le responsable a été correctement châtié, mais sa progéniture qui ne va pas tarder à se réveiller doit être prise en charge. Pour cela, le chef de la communauté envoie ses trois meilleurs éléments, surnommés les trois mousquetaires. Et l’affaire est plutôt mal engagée: à peine relevé d’entre les morts, Donald Crump se révèle une source de problèmes inépuisable. Au point de réveiller un vieux conflit entre la maison de Londres et la maison de Cardiff.

Ce roman commençait très bien, notamment par son ambiance de départ et la manière dont il campe ses personnages. Dans le Londres victorien, faire de Whitechapel le quartier général des vampires a quelque chose d’à la fois ironique et pertinent. Quant aux “trois mousquetaires” à proprement parler, même si l’expression frôle l’anachronisme, ils ont de quoi séduire, qu’il s’agisse d’Arthur l’ancien militaire séducteur mais torturé par le devenir de ses enfants qu’il a laissés derrière lui, de Hubert l’ancien médecin français ou de Lord Ruppert, qui ne rate pas une occasion de citer Shakespeare et de garder toutes les bonnes manières so british qui lui étaient chères de son vivant. La palme revient à Donald Crump lui-même, qui accumule les bourdes et devient un véritable boulet avant de tourner franchement traître. Il n’y a pas à dire, Lydie Blaizot sait forger ses personnages.
Pour l’intrigue, je l’ai beaucoup aimée au départ et elle semblait prometteuse. L’enquête de nos personnages et surtout le cheminement de Donald Crump, de sa nouvelle vie à ses inévitables dérives, m’ont tout à fait captivée. Et c’est à grand renfort de métamorphoses diverses et de scènes de bagarres sanglantes que les trois mousquetaires le prennent en chasse. Mais à la longue j’ai fini par perdre un peu de vue ce conflit entre la maison de Londres et celle de Cardiff et c’est uniquement mon attachement aux personnages et à leurs cheminements personnels qui m’a convaincue de poursuivre ma lecture.
Mon principal regret concerne surtout l’abandon progressif de la mythologie vampirique. Si au début elle est clairement centrale avec la prise en charge du nouveau vampire, les conflits opposant les différentes maison ou les petits détails familiaux et personnels pour s'adapter à sa vie maudite, la fin du roman met clairement cet aspect de côté pour privilégier d’autres formes de mysticisme, me laissant vraiment sur ma faim.

La note de Mélu:

Note 3

Agréable à lire, mais pas inoubliable pour moi.

Un mot sur l’auteure: Lydie Blaizot (née en 1973) est une auteur française passionnée de fantasy, de fantastique et de science-fiction.