le destin miraculeux d'Edgar Mint

Edgar Mint est un petit bâtard. L’enfant honteux d’une jeune Apache avec un cow-boy blanc trop prétentieux. A cause de lui, sa mère a sombré dans l’alcoolisme. Pas étonnant qu’elle réagisse à peine lorsque le facteur roule sur la tête d’Edgar… Pourtant, les médecins réussissent à le remettre presque d’aplomb. Miraculé, Edgar reprend des forces au milieu des autres cabossés de l’hôpital. Mais ce n’est là que le début de ses folles aventures. De l’école de la réserve indienne où il sera persécuté, jusqu’à sa famille d’adoption qui vole en éclat sous ses yeux, Edgar n’a pas fini de barouder.

J’ai découvert ce livre en lecture mystère, j’ignorais donc tout du titre et du style de ce que j’allais lire. J’ai beaucoup aimé le début de l’histoire. Evidemment, le côté “enfant des rues qui débarque dans la vie avec pas mal de boulets aux pieds”, ça fonctionne toujours. Sans parler du côté incongru du bouleversement de son existence: se faire rouler sur la tête par le facteur, franchement… Cocasse et avec une grande puissance dramatique, le roman s’annonçait bien. Il a de plus le mérite d’aborder le thème des Indiens d’Amérique et de leur vie dans les réserves, avec ce que ça implique de racisme, au sein même des communautés indiennes.
Pourtant, à partir du moment où Edgar quitte l’hôpital pour se retrouver dans son école de la réserve, j’ai commencé à me lasser. Souffre-douleur de quelques grosses brutes, Edgar enchaîne les sévices physiques comme psychologiques, sans que personne ne réagisse, sans même qu’il ne se rebelle parfois. Et ça ne s’arrête pas… Si au début, le pathos a fonctionné, plusieurs centaines de pages pour raconter uniquement cela, j’avoue que ça a fini tourner en rond et pour le côté romanesque, ça ne me paraît pas très efficace. Si ça avait été une histoire vraie, l’impact n’aurait sûrement pas été le même. Quant à la chute de l’histoire, je l’ai trouvée, elle aussi, un peu facile. Bref, je suis restée sur ma faim.

La note de Mélu:

Note 3

Découverte sympathique, mais qui n’a pas franchement décollé.

Un mot sur l’auteur: Brady Udall (né en 1971) est un romancier américain.