mélisande que sont les rêves

Howard, Melisande et Ricky se sont connus au lycée. Et depuis cette époque, Hoo est fou d’amour pour la belle Mellie. Les trois adolescents refont le monde dans l’Amérique des années 1950, et Hoo préfère s’effacer devant le couple fascinant que forment l’intrépide Ricky et la spirituelle Mellie. Tandis qu’autour deux l’Histoire avance, que le monde bouillonne, leur passage à l’âge adulte est jalonné d’épreuves et d’émerveillement. Et toujours, Hoo clame à Melisande son amour éternel. Car comme il le dit, s’il avait mille vies, il les passerait auprès d’elle.

J’ai un mal fou à résumer ce livre car même si je l’ai lu avec facilité et plaisir, il ne m’a pas laissé beaucoup de souvenir. La faute notamment au début, qui met du temps à se mettre en place. Hoo narrateur s’adresse à Mellie avec un “tu” à le fois très intime mais assez excluant pour le lecteur. Mais surtout, ce début est très ancré dans le contexte intellectuel  de l’Amérique de l’époque. De références littéraires en réflexions sur les courants de pensées contemporains, j’ai souvent été franchement larguée et n’ai parfois pas hésité à sauter des pages tant cela me semblait étranger.
Par la suite, le roman devient plus fluide. Plus désabusé aussi. Confrontés à la vie d’adulte, Melisande et Howard, enfin réunis, voient le monde d’enfance dont ils rêvaient se disloquer et se transformer. Bien décidé à sublimer l’amour, le couple se cherche, entre amants et parents potentiels, avec toutes les douleurs que cela leur infligera. Pourtant, là encore, le ton, s’il reste poétique et romantique, est bien loin des élans passionnés que l’on attendrait d’une telle déclaration, et cela m’a un peu décontenancée.C’est beau, mais ce n’est pas poignant, et c’est un peu dommage, car l’histoire manque du coup un peu de corps.

La note de Mélu:

Note 3
Une jolie lecture, mais qui ne m’a pas plus touchée que ça.

Un mot sur l’auteur: Hillel Halkin (né en 1939) est un auteur israélien, né aux Etats-Unis.