le livre des baltimore

Marcus Goldman, écrivain à succès, vient de sortir son nouveau roman, pour lequel il s’est inspiré de son histoire familiale. Histoire lourde en secrets dans laquelle il a dû aller creuser. Une histoire qui lui a sauté à la figure le jour où son cousin Woody a commis un acte insensé, la veille de son entrée en prison, soit deux mois avant “le drame”. Marcus, lui, fait partie des Goldman-de-Montclair, la branche médiocre, classe moyenne, de la famille. Ses cousins Woody et Hillel, eux, sont des Goldman-de-Baltimore, issus de l’oncle Saul, le brillant avocat avec sa riche maison et sa vie plus douce, plus idyllique. Toute son enfance, il les a admiré, envié. Alors comment cette branche de la famille à qui tout réussissait a-t-elle pu s’effondrer ainsi?

Je gardais un bon souvenir du précédent roman de l’auteur et mon cher et tendre a donc décidé, un jour, comme ça, de m’offrir le suivant (oui, je sais, j’ai le meilleur chéri du monde, soyez-pas jalouses c’est pas beau!). Celui-ci en a gardé les principaux atouts. On y retrouve le mystère entretenu à grand renfort de ficelles un peu grossières, vu qu’on nous parle du “drame” dès le titre du premier chapitre. La recette est éculée mais elle fonctionne, puisqu’on ne cesse de se demander comment la si prestigieuse famille des “Baltimore” a pu tomber si bas, et surtout à quel point elle s’est effondrée. On y retrouve également les fêlures de personnages que l’on pensait parfait, qui révèlent de véritables drames sordides, et là encore, si ce n’est pas originale pour un sou, ça fait son petit effet et le livre se lit avec facilité et un intérêt certain.
Intérêt grandement porté par les personnages qui sont tous plus touchants les uns que les autres. Hillel, le fils désiré, surdoué mais faible et victime de harcèlement. Woody, le fils adoptif, ancien loubard sauvé par un oncle Saul qui a su croire en lui et lui donner sa chance. Marcus le cousin, pièce rapportée dans l’échiquier des Goldman qui vit leur bonheur par procuration. Alexandra la jolie voisine que tous convoitent mais qui ne les séparera jamais, non, juré! Et plus on creuse, plus on découvre des histoires familiales torturées qui tiennent à si peu de chose.
Pour autant, si d’habitude j’apprécie ces chapitres alternés qui explorent les différentes histoires en parallèle, ici j’ai été un peu perdue puisqu’on ne cesse de jongler entre le passé de l’enfance de Marcus, l’époque du “drame” et celle, huit ans après, de l’écriture du roman. Par ailleurs, le temps de bien comprendre le fonctionnement de cette famille Goldman dans toute son étendue, le roman met un peu de temps à se mettre en place. Si j’ai réellement accroché au feuilleton par la suite, les cent premières pages m’ont réellement paru longues.

La note de Mélu:

Note 3

Une saga familiale plaisante à lire bien que sans grande originalité.

Un mot sur l’auteur: Joël Dicker (né en 1985) est un écrivain suisse. D’autres de ses oeuvres sur Ma Bouquinerie: