anthonoire pour nuits de legendes

Les créatures de légendes ont donné naissance à de grands romans fantasy. Ici, chaque auteur se prête au jeu d’une nouvelle sur le thème, pour nous plonger dans un univers certes féérique, mais toujours sombre. Je ne vous les résumerai pas toutes parce que, malgré ma bonne volonté, toutes ne m’ont pas également marquées.

Dans Castrum Liberonis, c’est au pied d’un château maudit que l’on se retrouve, où toutes les sentinelles sont défaites les unes après les autres par une force mystérieuse. Dans La Renaissance d’Aya, histoire dans la plus pure tradition vampirique, une jeune femme se retrouve confronté à un duo terrifiant qui souhaite en faire leur semblable. Dans Le tueur des brumes, une jeune magicienne parvient à soigneusement manipuler tout un village pour obtenir sa vengeance. Le règne de Deleora, c’est avant tout une bataille qui met en scène une guerrière farouche et déterminée, mais où les ennemis ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Quand à Ren, la légende du chat-vampire, c’est de loin ma préférée, inattendue, pleine de ce mélange entre sensualité et innocence, fragilité et cruauté.
Dans l’ensemble, je ne suis pas très fan du registre fantasy, et j’y suis d’autant plus exigeante. Ici, ce que j’ai souvent regretté, c’est de trouver des histoires finalement très classiques, assez attendues. Dans le genre de la nouvelle, j’aime être surprise, ressentir l’intensité de cette brièveté obligée. Certaines de ces histoires brillent d’ailleurs par leur maîtrise de la chute, notamment Le Règne de Deleora, ou font soigneusement monter le suspens sur leur réelle intention comme Le tueur des brumes. Un recueil assez inégal donc, mais pour lequel il faut saluer l’effort de proposer de la littérature “jeune adulte” sans niaiserie et surtout, accessible à des lecteurs dyslexiques grâce à l’usage d’une police d’écriture spéciale.

La note de Mélu:

107352982[1][3]