zombitions

Evangeline Rose est issue d’une prestigieuse lignée de Nécrocides. Autrement, les Tueuses de mort-vivants. Porteuse d’une magie qui la protège et la guide, elle peut détecter à l’avance les infections de zombie, et être sur place à temps pour les exterminer avant la propagation. Pourtant, Evangeline est loin d’être la digne héritière de ses ancêtres. Comme nécrocide, elle est même plutôt nulle et doit ses succès et sa survie à une bonne dose de chance. Ses spécialités: le shopping et l’écriture de romans fantastiques. Ses priorités vont devoir être remise un peu en question lorsqu’elle découvre qu’elle est enceinte. Tous les yeux de la famille sont alors braqués sur la prochaine Nécrocide à naître.

Sur cette histoire flotte clairement l’héritage de la génération “Buffy” et ce n’est pas pour me déplaire. A l’instar de la tueuse de vampire de la série télévisée, Evangeline n’assume pas toujours son statut d’élue. Elle serait d’ailleurs plutôt le vilain petit canard de la famille. En témoigne sa rupture consommée avec sa mère qui ne voit en elle qu’une Nécrocide et non pas la jeune femme indépendante qu’elle souhaite être. Pleine de second degré et d’humour, cette héroïne moderne m’a beaucoup plu.
De même j’ai trouvé très intéressante la mythologie développée par l’auteur, dans laquelle des Nécrocides sont désignées pour parer aux infections de zombie, en bonnes garantes de l’équilibre. Elle regorge d’ailleurs de pistes, puisqu’on y découvre la différence entre les zombies classiques et les maîtres zombies qui les dirigent, autrement plus redoutables, permettant aussi à l’intrigue de prendre de la hauteur. Il y a donc du potentiel pour lancer Evangeline à la poursuite de bien plus gros poissons.
Malheureusement, l’intrigue ne l’exploite pas vraiment et ne va pas au bout des pistes qu’elle lance, et je suis restée sur ma faim. De la même façon, l’origine de la fille d’Evangeline, gros point de suspens savamment ménagé pendant une bonne partie du roman et pourvoyeuse de pas mal d’interrogations et autres pistes sur les morts-vivants et j’ai beaucoup aimé ce ressort-là. Mais après avoir gonflé ce sujet prometteur, il retombe un peu comme un soufflé sur la fin. Je pense que le roman aurait gagné à avoir quelques pages de plus pour aller au bout de tous les fils tirés.

La note de Mélu:

Note 4 
Un mot sur l’auteure: Aurélie Mendonça (née en 1986) est une auteure française qui vit actuellement dans la cité médiévale de Crémieu. D’autres de ses oeuvres sur Ma Bouquinerie:

tarots divins