la maison de ClaudineCe sont des souvenirs d’enfance qui sont consignés dans ce livre, sous la forme de petites histoires indépendantes. Colette y relate des épisodes de sa vie. Elle y raconte ses jeux dans la nature avec ses frères et soeurs, ses petites crises et ses grands drames, mais aussi ses animaux de compagnie qui peuplent la maison de son enfance. Mais la figure la plus présente et la plus complexe reste celle de sa mère, si fragile et si forte, mariée autrefois à un vieillard qui ne l’intéresse pas et aujourd’hui mère inquiète qui veille sur chacun de ses petits. Par projection, nous découvrirons même la fille de Colette elle-même, preuve que cette vie de famille si tendre traverse les époques.

J’ai eu un peu de mal à rentrer dans ce livre parce que j’ai tendance à rechercher toujours un fil narratif conducteur. Ici, on lit vraiment le livre comme un recueil de petites nouvelles, qui elles-mêmes n’ont pas forcément de tension dramatique énorme. Il s’agit surtout d’évoquer une ambiance, un mode de vie, des souvenirs et sensations qui leur sont associées. Même avec les quelques difficultés à suivre, je me suis retrouvée immergée dans cette enfance heureuse, cette famille unie.
Le point qui m’a le plus touchée est peut-être l’affection qu’elle porte aux animaux. Car j’ai déjà lu de nombreux livres qui évoquent la tendre affection portée à la mère, aux frères et soeurs, mais rarement une telle attention portée aux animaux de la famille. Qu’il s’agisse du chat ou des oiseaux, chaque chapitre qui leur est consacré est l’occasion d’une observation minutieuse où ils sont les héros d’une aventure, une histoire dont les humains sont exclus ou secondaires.

La note de Mélu:

Note 3

Pas inoubliable, mais rafraîchissant.

Un mot sur l’auteur: Colette (1873-1954) est une romancière française, qui a d’abord écrit sous le nom de son mari avant de divorcer et de prendre son indépendance littéraire. D’autres de ses romans sur Ma Bouquinerie:

Chéri