l'échappée belleSimon, accompagné de son épouse Nathalie, passe chercher sa soeur Garance pour se rendre à un mariage. Garance n’est pas très enjouée à l’idée de cette réunion familiale: tout ce qui l’intéresse, c’est de retrouver ses frères et soeurs. Nathalie, la belle-soeur, se montre particulièrement critique envers cette fratrie qui se pardonne tout et dont elle peine à comprendre le fonctionnement. Et Garance ne peut s’empêcher de lui tendre la perche. Au grand dam de Nathalie, ils passent aussi chercher Lola, leur soeur. On se change dans la voiture, on s’amuse, on se cherche. Garance se rappelle de leur complicité d’autrefois et se régale de la voir resurgir. Alors une fois au mariage, alors que la cérémonie est sur le point de commencer, ils se sauvent. Ils prennent la voiture et foncent à la rencontre de Vincent, le quatrième frère, qui n’a pas pu se libérer car il travaille comme guide dans un château à la campagne.

Mouais. J’aurais pu trouver plein de bonnes choses dans ce roman, mais en fait, l’un dans l’autre, je ne vois pas vraiment l’intérêt. J’ai pourtant été touchée par cette ambiance fraternelle qui m’a rappelé cette entente naturelle bordée de petites piques irrésistibles qui me lie à mes propres soeurs et qui ne faiblit pas malgré les années qui passent: on est soeurs de bêtises et de rigolades quel que soit notre âge. Anna Gavalda parvient à merveille à retranscrire ce mélange de complicité enfantine et de maturité nostalgique. Toutes ces pointes de légéreté sont un plaisir, qu’il s’agisse de Simon qui supplie sa femme et ses deux soeurs de ne pas se parfumer toutes les trois en même temps dans la voiture, ou des plongeons dans la rivière au lieu d’aller travailler.
Cependant, cette échappée belle est aussi l’occasion d’une introspection de Garance, sur elle-même et sur sa famille. Et là… J’ai eu du mal. Difficile de réellement raconter la vie et les doutes de cette trentenaire en si peu de pages: cela se résout par de longues considérations philosophiques qui, comble pour un si petit livre, créent de vraies longueurs. De plus, je n’ai pas bien compris pourquoi l’épilogue, qui prolonge l’expérience de liberté pour Garance par le truchement d’un chien qui s’incruste dans sa vie, avait tout bonnement changé de narrateur. A moitié convaincue, donc.

La note de Mélu:

Note 3

Loin d’être inoubliable.

Un mot sur l’auteur: Anna Gavalda (née en 1970) enchaîne les succès depuis la fin des années 1990. Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma, et elle écrit également des nouvelles. Elle reçu le prix RTL-Lire pour un de ses recueils. D’autres de ses oeuvres sur Ma Bouquinerie:

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