méloUn syndicaliste, qui travaille juste au-dessus d’une célèbre agence de mannequin où il croise des filles sublimes régulièrement, qui se suicide d’un coup de couteau dans sa Xantia la veille du premier mai. Un Congolais ramasseur de poubelle, spécialisé dans la sape et écumeur de soirée. Une jeune Chinoise qui vend des babioles en traversant Paris à toute allure sur ses Rollers. Ils se croiseront à peine. Chacun poursuit son chemin, ses rêves, ses désillusions.

Je n’ai rien compris. Je n’ai pas accroché du tout à ces personnages. J’ai espéré que leurs histoires mènent quelque part mais en fait non. Il me fallait un fil conducteur, quelque chose après lequel attendre et je ne l’ai pas trouvé. En fait, chacune de ces trois histoires indépendantes se contente de retracer le parcours du personnage sans qu’il n’y ait réellement de grand intérêt. Je n’ai pas vraiment compris pourquoi la vie du suicidaire à la Xantia ne lui convenait plus. On alterne entre son ultime trajet dans les rues de Paris et son quotidien morne. J’ai eu plus de facilité à suivre l’histoire de Parfait, au caractère plus enjoué. On nous décrit son quotidien, son petit univers, et la soirée dans laquelle il va se confronter aux autres sapeurs. Néanmoins, je suis restée extérieure à son histoire. J’ai bien senti qu’il avait quelque chose à prouver, qu’il relevait une sorte de défi, mais je n’y ai pas du tout adhéré. La plus intéressante était peut-être Barbara, avec son pied-de-nez à la société, la petite vendeuse des rues qui assiste à une conférence à l’école du commerce et qui sait très bien qu’elle peut faire fortune mieux qu’eux.
J’ai pourtant bien aimé les petits clins d’oeil d’une histoire à l’autre, que j’aurais aimé plus nombreux néanmoins pour réveiller mon intérêt. La rencontre entre Parfait et Barbara, par exemple, avec ses ramifications, m’a bien plu parce qu’elle présente la même histoire d’un point de vue puis de l’autre. Il y a des choses qui auraient pu réellement me plaire dans le style de l’auteur, mais le parti pris de ces histoires décousues ne m’a pas convenu.

La note de Mélu:

Note 2

Pas pour moi, cette lecture dans le cadre du Prix Océans.

L’auteur: Frédéric Ciriez (né en 1971) est un auteur français et critique littéraire.