YrmelineLe chevalier Lanz von Malberg n’a qu’une ambition: rejoindre les moines-soldats de l’ordre des Chevaliers Teutoniques. Le voici dans la contrée encore sauvage de l’Estonie, où il a bien du mal à faire accepter ce destin à la jeune Lucrèce, très éprise de lui. Il a pourtant hâte de rencontrer Yrmeline, la fille du comte de Grunewald, dont tout le monde dit qu’elle est d’une beauté saisissante et qu’elle déchaîne les passions. Lorsqu’un jour un voyageur semblant sorti de nulle part et disparu de même lui confie un sceau étrange à remettre à un parfait inconnu, le voilà embarqué dans une histoire qui le dépasse. De plus, c’est justement auprès de ce destinataire mystérieux qu’il découvre la belle Yrmeline, qui semble détenir de puissants pouvoirs.

Je vais probablement me faire huer pour n’avoir pas aimé ce roman que tant de fans ont encensé, mais tant pis. Je ne peux pas, vraiment pas. A la moitié du livre, il ne s’est quasiment rien passé. Du pavé, il a non seulement le nombre de page, mais aussi les lourdeurs et les longueurs.
Dès le début, on nous présente non seulement l’Estonie, mais son histoire, sur des générations et des générations. On nous parle de personnages qui ne sont pas les héros, que l’on oublie à peine le paragraphe lu. Le travail de documentation et d’érudition est indéniable, mais pour ma part, j’ai eu l’impression de lire de longues pages d’un livre d’histoire et non le roman espéré. Tout nous est expliqué dans les plus minutieux détails, en remontant loin dans les origines, dans l’histoire, et j’ai très vite pris l’habitude de lire en diagonale en me demandant tout ça voulait nous emmener. Parfois, quelques pages de l’intrigue se réappropriaient mon attention mais elles étaient vite noyées dans le reste.
Je n’ai réussi que très peu à m’attacher aux personnages. Lanz se définit par une foi qui est davantage affirmée que démontrée et Yrmeline m’a très vite agacée tant elle a de facilité à ce que tout le monde tombe amoureux d’elle. Quant aux autres, je peux à peine me rappeler leurs noms.
C’est le style qui a porté un coup fatal. Même si le langage agréablement désuet contribue à créer une véritable ambiance, j’ai eu l’impression que les choix stylistiques contribuaient à ralentir encore l’intrigue, comme si l’on n’entrait jamais vraiment dans le vif du sujet. L’usage très récurrent du plus-que-parfait pour raconter des épisodes entiers donne l’impression de perpétuels retours en arrière explicatifs en attendant de revenir à une intrigue principale qui se fait toujours attendre. Les longs monologues déguisés en dialogues pédagogiques m’ont aussi grandement lassées: on est bien loin des meilleures artifices pour entretenir rythme et intérêt.

La note de Mélu:

Note 1

Je n'adhère pas du tout.

Un mot sur l’auteure: Bleuette Diot est une historienne spécialisée dans les mythes et les religions disparues, et passionnée d’astrophysique.

challenge petit bac

catégorie “matière”