Cette semaine, place à un peintre pré-raphaélite ultra-connu qui a fait quelques petites apparitions sur le blog: John William Waterhouse (1849-1917) est un peintre britannique fortement inspiré de la mythologie. Voici Miranda – la tempête:

Waterhouse_miranda_the_tempest

Je ne sais pas trop qui est cette jeune femme appuyée sur un rocher à regarder la mer (si vous avez des infos) mais je dois avouer qu’elle m’a beaucoup plu. Sa robe bleue aux manches façon bliaud, sa besace à la ceinture, son jupon et ses manches rouges et son diadème me font l’imaginer en magicienne médiévale, ou pourquoi pas en druidesse? Après tout, elle arbore une chevelure rousse flamboyante qui est celle des femmes les plus craintes des mythes et légendes. Mais ce qui m’a surtout attirée dans ce tableau, c’est son format et sa prise de vue: la protagoniste, légèrement décalée sur la droite, et de dos, oriente le regard du spectateur vers cette mer déchaînée et le bateau au loin, visiblement aux prises avec la tempête. Il semblerait donc que les vagues soient le sujet même du tableau. Mais plus je regarde, plus je trouve que ces vagues censées être déchaînées s’alignent bien sagement, bien trop en tout cas pour renverser le gros bateau que nous voyons. Parce que bon, pour être honnête, j’ai vu pire que ça même en Méditerranée quand la mer est agitée… Là où le tableau devrait être la contemplation d’une scène torturée, des forces de la nature qui s’expriment, je la trouve presque sage et mélancolique, cette tempête. Aucune vague d’ailleurs aux pieds de Miranda… Tout pour nous donner une impression de distance, de lointain événement qui ne nous touche guère, pour ce naufrage à venir. Pourquoi d’ailleurs cette femme le contemple-t-elle avec un tel calme?

Qu’en pensez-vous?