apocalypsis omegaL’heure est proche. Quatre cavaliers ont été désignés : Alice, intelligente et calculatrice; Edo, violent et passionné; Maximilian, cynique et polymorphe; Elias, empathique et hors du temps. Les quatre cavaliers désignés vont enfin se retrouver et mener à bien la mission pour laquelle ils sont nés: détruire l’humanité et choisir les 144 000 survivants. Mais encore faut-il qu’ils délivrent Alice, la tête pensante qu quatuor, prisonnière d’un étrange laboratoire. Puis qu’ils échappent aux Apôtres de l’Infini, cette secte qui fera tout pour les arrêter. Et enfin qu’ils affrontent leurs propres démons: peuvent-ils vraiment aller jusqu’au bout? Que ne donneraient-ils pas pour redevenir des adolescents comme les autres? Les voici face à leur rôle de Cavalier comme face à leur rôle d’être humain. Et aucun n’a d’ailleurs oublié tous ces êtres exceptionnels qui les ont soutenu et pour qui ils se sont battus, ou qui les ont au contraire précipité dans leur enfer. Quel rôle ont-ils à jouer dans ce grand échiquier?

Ce dernier tome de la saga ouvre beaucoup de questions, vous l’aurez compris. Les précédents tomes donnaient chacun la parole à un cavalier. Ici, la parole se promène entre différents personnages, les quatre cavaliers mais aussi les gens qui les ont entouré et notamment, les Clairvoyants, leurs Anges chargés de désigner les fameux 144 000. Alors pour comprendre qui vient de prendre la parole, il vaut mieux avoir une excellente mémoire des précédents tomes. Si cette structure est tout particulièrement ingénieuse, j’ai cependant regretté qu’elle n’approfondisse pas le rôle narratif et même dramatique de ces personnages. Ainsi c’est avec plaisir que j’ai vu réapparaitre la sœur jumelle de Max ou la mère d'Elias, mais sans leur donner de réel rôle dans l’action autre qu’un recul émotionnel et introspectif, presque philosophique. On aurait pu faire bien plus avec Virgile, l’ami d’Alice par exemple, ou l’oncle de Max  qui est prêtres ou Anel le petit frère d’Edo si innocent, auxquels ils tiennent, qui ont un vrai rôle à jouer et pourtant, rien n’en est fait. Dommage… L’auteur n’a pas du tout pris le chemin de l’intensité dramatique. Elle n’a pas choisi non plus d’explorer les liens qui pouvaient se tisser entre les quatre cavaliers: il suffit qu’ils se touchent et ils savent tout les uns des autres. Les pistes lancés sur leurs liens insoupçonnés notamment familiaux ne sont pas plus développés (pourquoi avoir tout simplement laissé tomber le fait qu’Alice et Max sont demi-frère et demi-sœur?). Les voici directement confrontés à leur principal ennemi et j’avoue n’avoir pas bien compris son rôle : l’auteur brouille le bien et le mal, les gentils et les méchants. Et plus j’y réfléchis, moins j’arrive à savoir si cela m’a plu ou non. La tension réside principalement à savoir si les cavaliers vont accepter d’abandonner leur mission pour redevenir des enfants normaux ou pas. Mouais, j’espérais un peu plus d’éclat tout de même. Par contre, j’ai particulièrement adoré la fin de l’histoire: l’auteur a su habilement mettre en scène un malaise final, un véritable pied-de-nez à ceux qui attendait l’explosion pour un faire un danger diffus et jamais véritablement évincé.

La note de Mélu:

Note 3

 

Des promesses non tenues, des directions qui ne m’ont pas convaincue, mais un tome qui clôt certains aspects efficacement. Un grand merci aux éditions nouvel angle pour cette superbe aventure!

Un mot sur l’auteur: Eli Esseriam, infirmière de formation, est une auteur française. Les quatre autres tomes de la série (cliquez sur les images pour en retrouver mes critiques):

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