ma-vie-océanHéloïse se trouve dans un centre de soin perdu dans les montagnes suisses. Depuis la disparition de ses parents dans le tsunami en Thaïlande, elle reste prostrée, perdue, complètement déboussolée. Difficile de lui arracher le moindre mot. Que va-t-elle devenir maintenant? Que faire de ses journées à part souffrir? Si sa tante propose assez vite de s’occuper d’elle, Héloïse reste bien seule. Elle se lie néanmoins avec Katy, forte, directe, franche, qui lui extirpe quelques paroles et la pousse à aller de l’avant. Elle succombe aux beaux yeux de Théo. Et peu à peu, elle remonte la pente…

Si je ne suis guère inspirée pour le résumé de ce livre, c’est parce que l’intrigue en est assez succincte. De plus, je n’ai pas été spécialement touchée par sa situation, pour différentes raisons. D’abord, parce que le personnage m’a paru terriblement superficiel, capable de faire un caprice pour aller passer les fêtes de Noël en Thaïlande (ce qui m’apparaît tout de même comme un caprice de gosse de riche, mais passons). Ensuite parce que je trouve qu’elle s’en remet vraiment facilement, grâce à une copine avec une bonne poigne et un garçon qui n’a comme qualité que ses beaux yeux, quand d’autres ont besoin de longues psychothérapies et de médicaments à gogo. En gros, j’ai trouvé cette histoire assez idéalisée, assez peu crédible, parce que dans la vraie vie, quand une jeune fille française perd ses parents à l’autre bout du monde, elle ne se retrouve pas en colo dans les Alpes mais dans un foyer surpeuplé de la région parisienne ou en famille d’accueil (sinon, le système français serait vachement bien foutu). Voilà pourquoi je n’ai pas du tout accroché à cette héroïne qui m’a donné l’impression d’être quand même sacrément vernie. Heureusement, j’ai de loin préféré les autres personnages, notamment Katy, à l’histoire bien plus compliquée, au caractère bien plus complexe, ou même Jade, la peste de service, deux personnages qui expriment leur mal-être d’une manière bien plus crédible que l’héroïne. Heureusement, car l’écriture ne m’a pas spécialement séduite non plus: l’auteur passe son temps à dire le malaise plutôt que de l’exprimer, et à force de dire “je souffre, je ne vais pas bien”, on tourne un peu en rond. La scène où Héloïse quitte le foyer dans la neige en pleine nuit m’a beaucoup plu, car pour une fois, on voyait, on sentait son mal-être de manière crue et tangible, et j’ai regretté qu’il n’y en ait qu’une dans tout le livre. Beaucoup de choses sont donc survolées, et c’est dommage pour un sujet aussi riche.

La note de Mélu:

Note 3

Un livre qui se lit bien, mais qui reste un peu simple.

Un mot sur l'auteur: Mireille Disdero est une auteure française pour la jeunesse, également bibliothécaire.

Merci à Anne Sophie pour ce livre voyageur!