l'épée de véritéTout commence avec une liane féroce. Richard Cypher est garde-forestier dans les westland et lorsqu’une liane tente de le mordre, il comprend que la magie qui a autrefois été bannie de son monde semble de retour. C’est alors qu’il aperçoit une jeune femme vêtue d’une longue robe blanche (assez incongru en forêt) sur le point d’être attaquée par quatre brutes. Il lui vient en aide, et elle lui apprend qu’elle s’appelle Khalan, qu’elle vient des Midlands, là où se trouve la magie. Pire: elle affirme que les frontières qui séparent les contrées sont tombées, qu’un tyran appelé Darken Rahl a déjà pris le contrôle de la contrée de D’Hara et qu’il est sur le point de lancer une offensive pour dominer les trois contrées. Les choses s'annoncent d'autant plus ardues que tous les magiciens capables de s'y opposer ont été massacrés et que le chef d'entre eux a disparu depuis très longtemps. Richard la conduit alors chez un vieil ami excentrique, Zedd, connu pour lire dans les nuages. Zedd lui confie alors une épée légendaire: l’épée de Vérité, qui fait de lui le Chercheur de Vérité et lui confère de grands pouvoirs. Les voici maintenant en croisade pour empêcher le tyran d’arriver à ses fins, et ils ont jusqu’au premier jour de l’hiver pour cela…

Ceux qui ont lu et aimé ce livre auront sûrement à redire à mon résumé. En effet, je n’ai pas lu cette édition de Bragelonne, mais une vieille édition J’ai Lu où la traduction est différente, j’utilise donc les termes découverts pendant ma lecture. Tout partait assez bien: le style est fluide et dynamique et l’on est plongé immédiatement dans l’action avec l’irruption de Khalan, si belle mais dont on devine une immense puissance puisqu’on apprend très vite qu’elle est non seulement magicienne mais Confesseur (ce qu’est exactement un Confesseur vous sera habilement caché pendant une grande partie du roman). J’ai beaucoup aimé ce personnage noble, fort, d’une envergure considérable, et pourtant très humaine: ça fait du bien, dans un roman de fantasy, d’avoir enfin une fille qui dépote! Pourtant, j’ai été très vite agacée par Richard, qui m’a semblé canaliser tous les défauts de ce genre de roman: ce monsieur personne devient d’un seul coup le messie capable de sauver le monde, il en est à peine surpris et s’acquitte de toute ses tâches de Chercheur avec une remarquable virtuosité et les réussit toutes, sans parler des longues, longues, loooooongues séances d’explications où on lui raconte par le menu tout ce qu’il ignorait jusque là et qui m’ont souvent égarée. Autant vous dire que lorsqu’une armée de guerrières à tendance SM se charge de lui rabattre le caquet, mon intérêt pour le roman est bizarrement remontée en flèche…. Car ce qui m’a plu dans ce roman, c’est la diversité des personnages, des univers, et surtout, la fréquence avec laquelle les événements se succèdent. On ne nous laisse pas le temps de nous ennuyer et si l’issue de l’aventure ne surprendra personne, les aventures qui jalonnent le chemin ont réussi à m’embarquer et à m’émerveiller à de nombreuses reprises. Et comme on n’oubliera ni la belle histoire d’amour, ni l’humour qui relève toujours un peu le niveau, j’ai vraiment passé un bon moment.

La note de Mélu:

Note 4

Une intrigue classique mais des personnages bien pensés (à part le héros) qui m’ont fait passer un bon moment.

Un mot sur l’auteur: Terry Goodkind (né en 1948) est un romancier américain, dyslexique à l’origine, dont les livres représentent donc une belle victoire.

Titre original: The Sword of Truth: Wizard’s fisrt rule (traduit de l’anglais)

Il existe une série télévisée, intitulée "Legend of the Seeker", basée sur cette série de roman. Je ne l'ai pas assez regardée pour vous en donner un avis mais DjéDail, plus friand que moi de ce genre-là, n'a pas franchement accroché. Néanmoins, je dois dire que je tuerai pour cette robe-là:

Legend of the Seeker 18

challenge petit bac

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