hunger games 2

Katniss a survécu aux Hunger Games, ces luttes à mort organisés par le gouvernement pour maintenir le peuple dans la peur. Mais en les obligeant à modifier les règles du jeu, elle a aussi beaucoup énervé le Capitole, qui ne va pas la laisser s’en tirer à si bon compte. Son retour dans son district se fait sous les caméras et officiellement, Katniss est toujours folle amoureuse de son partenaire Peeta, ce qui déplaît grandement à son ami d'enfance Gale. Mais ils n’ont pas le choix: le président Snow les oblige à tout mettre en oeuvre pour persuader le monde qu’ils agissent uniquement par amour et non par esprit de révolte, puisqu’elle gronde déjà. Parallèlement, les 75ème Hunger Games se préparent et comme tous les vingt-cinq ans, c’est une édition spéciale. Pour terroriser un peu plus la population, le Capitole leur prépare un petit supplément, le summum de la cruauté.

Difficile de retracer l’histoire de ce tome sans trop déflorer le tome précédent. Le livre est d’ailleurs long à démarrer: on passe beaucoup de temps à décrire la nouvelle vie de Katniss, sa parade dans tout le pays en tant que vainqueur, sa reprise de contact avec sa famille, et bien sûr, le triangle amoureux inévitable du genre YA qui a dû ravir les jeunes lectrices mais qui m’a un peu fait craindre une glissade effrénée vers la mièvrerie twiligtienne dans tout le premier tiers du roman. Heureusement, un filon m’a aidé à passer ce premier cap: déjà, Katniss remet sur la tapis la possibilité de fuir avec sa famille, et entend parler de soulèvements dans les autres districts. On se doute bien que les choses ne vont pas en rester là, mais là encore, notre Katniss nous semble bien longue à ouvrir les yeux là où tout lecteur normalement constitué a compris ce qui se tramait et en voit les signes se multiplier sous son nez. Lorsque commence enfin les 75ème Hunger Games, on retrouve avec plaisir cette ambiance tendue qui faisait le succès du premier opus, sans la sensation de découverte. Si on est bluffé par la capacité de l’auteur à imaginer un univers complet, à inventer encore et encore de nouvelles épreuves dans l’arène, on reste tout de même sur quelque chose de connu et d’attendu, sans grande surprise. Seule la fin a de quoi réellement surprendre, mais elle arrête peut-être un peu trop brusquement sur une annonce claire que tout se passera dans le tome 3. En un mot, ce tome est très plaisant, mais reste un tome de transition, sans réelle unité, et bien des éléments auraient mérités d’être un peu approfondis (les précédents jeux par exemple, ou le réseau des personnages secondaires) et d’autres un peu accélérés (les états d’âmes de Katniss dans la première partie).

La note de Mélu:

Note 4

Le maillon un peu faible d’une très bonne série.

Un mot sur l'auteure: Suzanne Collins est une romancière américaine, qui a signé Hunger Games, le premier tome de cette trilogie.

Titre original: Catching Fire

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Catégorie "sport et loisir"