les yeux jaunes des crocodilesL’auteur: Katherine Pancol (née en 1949) est une auteure française qui a été professeure de français et de latin puis journaliste.

Le livre: La vie de Joséphine est en train de tourner court. Elle découvre que son mari Antoine la trompe avec Mylène, la coiffeuse. Sa fille aînée, Hortense, adolescente qui a vite compris que manipuler les hommes et être belle lui offrirait la situation confortable et enviée que sa mère qu’elle méprise ne lui a pas offert. Sa sœur, Iris, qui l’a si souvent effacée par son intelligence et son aura autrefois, mène une vie de jet-setteuse au bras d’un mari riche qu’on soupçonne d’avoir un amant. Bref, rien ne va. Pourtant, Joséphine n’est pas une imbécile. Elle travaille au CNRS, elle est même spécialiste du XIIème siècle. Mais les factures s’accumulent et son mari, même si elle l’a mis dehors, n’a pas divorcé et continue d’accumuler des dettes débitées sur le comte commun. Alors lorsque sa sœur, par besoin de se sentir autre chose qu’une femme de, lui demande d’écrire un roman historique qui paraitra sous le nom d’Iris mais dont elle lui reversera tous les bénéfices, elle accepte…

Je suis arrivé au bout, mais j’ai eu du mal. J’ai trouvé ce roman d’un triste! Rien ne va là-dedans, tous les personnages sont des gens biens en puissance mais tellement englués dans leurs problèmes qu’ils s’enfoncent dans une déprime permanente et que pas un rayon de soleil ne vient éclairer tout ça. J’ai eu l’impression de passer d’un personnage triste à un autre encore plus triste, sans qu’il y en ait un pour secouer l’autre. Et bien évidemment, l’on fait la psychanalyse de l’un, de l’autre, du troisième, et l’on recommence… Bref: ça n’avance vraiment, mais alors vraiment pas vite. Et lorsqu’ils ne sont pas terriblement déprimants et résignés, ils ne sont pas crédibles pour deux sous. Passe encore que Antoine, sans même divorcer de sa femme, partent élever des crocodiles en Afrique avec sa maîtresse pour une firme chinoise (ce que sa femme laisse faire, on se demande bien pourquoi). Mais que comme par hasard la voisine de palier soit une proche de la famille royale d’Angleterre (comme par hasard!) ou que Hortense, à seize ans, s’exprime comme si elle avait une licence de philo, je trouve que ça commence à faire un tout petit peu gros… D’ailleurs, le ton en général manque grandement de naturel, comme si on assistait tantôt un cours de psychologie, de sociologie ou d’histoire (et la bibliographie médiévale qui figure à la fin du livre n’arrange pas cette impression).

La note de Mélu:

Note 2

Je crois en avoir terminé pour ma découverte de cette auteure.

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Catégorie “partie du corps”