l'enfant du cimetièreL’auteur: Pierre Brulhet (né en 1971) est un auteur français, très sympathique et qui prend soin de ses lecteurs! Retrouvez toutes les informations le concernant sur son site internet.

Le livre: Un soir, un bébé est abandonné dans une tombe. Les esprits qui habitent le lieu sont perplexes: que doivent-ils faire de cet enfant? Ils décident de voter et le verdict tombe: Yoann restera parmi eux. Il grandit donc, élevé par les fantômes, ne sortant que la nuit pour se nourrir des fruits sur les arbres qui poussent dans le cimetière. Il tombe même amoureux, d’une fillette fantômatique nommée Ora. Mais dans le monde des “Vivants”, les choses s’accélèrent: pour agrandir le cimetière, des tombes vont être détruites. Le maire et l’architecte, en préparant les travaux, sont bien surpris de trouver un jeune garçon dans une des tombes. Sans croire à son histoire, ils l’enferment dans un orphelinat et organisent la destruction du cimetière.

Quelle jolie histoire! L’ambiance gothique est délicatement poétique. Un peu à la manière de Tim Burton, on nous présente un monde des morts organisé, avec des règles, des maires, une démocratie, une hiérarchie, où l’on s’aime et où l’on mène sa petite vie. Et même lorsque la présence d’esprit devient commune et qu’on cesse de s’en étonner, un nouveau phénomène mystérieux vient vous rappeler que vous êtes tout de même dans un lieu mystique. J’ai particulièrement aimé le personnage de l'étang (car c’est un véritable personnage), gardien de bien des secrets et qu’il ne faut surtout pas troubler. L’intrigue a donc de multiples replis, de multiples petites trouvailles, telles que la bande d’esprits particulièrement violents enfermés pour l’éternité, l’Urna Veritas, urne magique qui recèle de grands pouvoirs, ou encore le lézard porte-bonheur qui suit Yoann et qui lui sera particulièrement précieux pour s’échapper de l’orphelinat. Une mention spéciale pour la fin du roman, que j’ai trouvé particulièrement habile et bien amenée et qui m’a fait refermer le livre le sourire aux lèvres.

La note de Mélu:

Note 5

La fraîcheur d’un conte et la noirceur d’un roman gothique.

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Mélu: Votre roman se déroule dans un cimetière, dans une ambiance gothique et met en scène les morts et les esprits. Qu’est-ce qui vous attire particulièrement dans ce registre?

Pierre Brulhet : Je trouve qu’il y a une atmosphère unique dans les cimetières. Une ambiance que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. C’est un endroit où je me sens en paix, où je peux rester des heures à me balader, me laisser porter, guider au gré du hasard, ou tout simplement rester assis sur un banc à lire un bon livre. C’est d’ailleurs au cimetière Père Lachaise que j’ai eu l’idée de l’histoire en 2004, alors que je me promenais avec ma compagne de l’époque et que nous émerveillions de ce lieu enchanteur.

Mélu: « L’enfant du Cimetière » est aussi un conte, un roman pour la jeunesse (mais pas seulement !). Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire aussi pour les plus jeunes ?

Pierre Brulhet : Lorsque j’ai commencé ce conte, je n’avais pas d’idée particulièrement précise sur le public auquel il était destiné. C’est mon éditeur qui a fait le choix de l’orienter pour un lectorat jeunesse. Ce choix est justifié même si beaucoup de mes lecteurs sont adultes. Je pense que l’histoire touche tous ceux qui ont conservé leur âme d’enfant. Pour tout dire, lorsque j’ai commencé à écrire ce livre, ma compagne de l’époque venait juste de tomber enceinte. J’ai écris « L’Enfant du Cimetière » en 9 mois et lorsque j’ai achevé les dernières lignes, ma fille est arrivée au monde… C’est donc pour moi un livre magique et cette histoire lui est destinée. Et j’espère qu’elle le lira lorsqu’elle aura 8 ou 9 ans.

Mélu: Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur « Le Manoir aux Esprits », votre dernier roman ?

Pierre Brulhet : Je trouve l’exercice toujours difficile de parler de son travail. Disons que « Le Manoir aux Esprits » fut plus douloureux à sortir que « L’Enfant du Cimetière ». Je passais une période de ma vie difficile, une remise en cause profonde, des doutes et je pense qu’indirectement, mes problèmes de l’époque ont nourri, donné de la densité au personnage d’Armand.
Sinon, l’idée du livre était de revisiter le thème classique du manoir hanté. Un sujet tellement repris que ce fut pour moi une véritable prise de risque. Je me suis essayé à quelques originalités dans la structure du récit. Elle est ponctuée de flashbacks qui sont comme autant d’élément d’un puzzle ou sa lecture sonne comme une révélation à la fin du roman. Je ne voudrais pas en dire plus sur l’histoire car j’aime que le lecteur soit surpris. Disons que si vous aimez les romans d’aventure avec de l’étrange, du mystère, des énigmes et un peu d’horreur, alors ce roman est pour vous !

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Un très grand merci à Pierre Brulhet pour sa gentille dédicace, son beau dessin et sa disponibilité !

 

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