l'ombre du ventL’auteur: Carlos Luis Zafon (né en 1964) est un auteur espagnol qui s’est illustré d’abord pour la jeunesse avant d’écrire pour tous les publics.

Le livre: Le jeune Daniel a une dizaine d’année lorsque son père, libraire, l’emmène au Cimetière des Livres Oubliés, un lieu étrange et labyrinthique où on l’invite à perpétrer une tradition qui se transmet de génération en génération: adopter un livre. Pour Daniel, ce sera L’Ombre du vent, écrit par un certain Julian Carax. Mais très vite, Daniel se rend compte que les ouvrages de Julian Carax sont devenus introuvables: un mystérieux individu sans visage les traque pour les détruire. Lorsque cet individu retrouve Daniel et demande à lui acheter son exemplaire, Daniel comprend que quelqu’un chose se trame, et refuse, malgré les menaces. Commence alors pour lui une longue enquête pour retrouver la trace de l’écrivain.

J’ai eu un mal fou à rentrer dans ce livre: pavé énorme (en broché en plus), débordée de boulot, plein d’autres choses à penser. Et comme le rythme mélancolique du début n’aidait pas, j’ai trouvé que l’action mettait un temps fou à commencer. Je me suis perdue dans les époques, les personnages et leurs liens, car il faut le dire: ce roman s’attache à nous perdre pour mieux nous retrouver. Véritable intrigue à tiroir, il raconte, par petites intrigues enchâssées, le passé et l’histoire de chaque personnage, qui viennent s’ajouter les unes aux autres, et apporter leur pierre à l’enquête qui se resserre autour de Julian Carax. De libraires en éditeurs, d’amis d’enfance en amante éplorée, Daniel suit la trace de Carax pendant plus de dix ans. Volontiers gothique, à la limite du fantastique, avec un suspens consommé, une scène d’action finale effrénée, l’auteur nous entraine surtout dans l’histoire d’un garçon qui devint un écrivain fulgurant et dont on veut effacer les traces. C’est bien trouvé. Pourtant, je n’ai pas l’enthousiasme que d’autres ont pu avoir. Ca se laisse lire, mais je n’ai pas réussi à accrocher aux personnages, à aucun d’eux. Ni à Daniel, qui tombe amoureux dès qu’il rencontre une femme, ni à Julian qui reste volontairement insaisissable. J’ai suivi leur histoire avec intérêt, plaisir, mais certes pas avec passion.

La note de Mélu:

Note 4

 

Un bon roman, même si il ne me laissera pas de souvenir impérissable.

L’avant-dernier auteur à découvrir avec le club:

challenge auteurs

Et c'est aussi la lecture commune de décembre-janvier sur ce même forum:

 

Ce roman a été adoré par George, Latite, Maggie, Cynthia, Enna (qui émet cependant quelques réserves rejoignant les miennes), Mazel et bien d’autres…

Titre original: La Sombra del Viento (traduit de l'espagnol)