vol de rêveL’auteur: Chriska reste un mystère pour moi. Je n’ai trouvé aucune information.

Le livre: Jean Aubry est professeur de physique à la Réunion. Il vient de mettre au point une invention qui doit bouleverser le monde: un moteur qui produit de l’énergie sans en consommer. Il va de soi qu’il souhaite que cette invention soit utilisée pour l’humanité et, à force de persévérance, obtient un rendez-vous avec le premier ministre. Il a soigneusement accroché à son poignet avec des menottes la valise qui contient son invention. Mais l’avion est détourné par des terroristes irakiens. Après avoir fait exploser l’appareil dans lequel il vient de monter afin de faire croire à sa mort, on lui révèle la vérité: on a fait croire à sa mort pour qu’il soit entièrement disponible pour ses ravisseurs, en réalité le gouvernement irakien. Ils veulent qu’il développe son invention afin de la rendre exploitable à l’échelle du pays. En obéissant pour rester en vie, Jean va alors tenter de s’échapper.

Si le roman semble démarrer sur les chapeaux de roue, on est très vite plongé dans quelque chose de presque trop gros pour qu’on le prenne au sérieux. D’abord, l’invention révolutionnaire en elle-même ne m’a pas convaincue, pas plus que la manière de la présenter. On nous invite, dans une note, à aller consulter l’annexe en fin de livre pour savoir comment fonctionne exactement cette machine. Bref, on est presque dans la science-fiction, mais pas vraiment. Le début m’a donc paru trop gros, ou peut-être qu’il manquait d’éléments pour accrocher le lecteur. La partie suivante m’a beaucoup plu: enfermé huit heures par jour dans un laboratoire, Jean se rend compte qu’il n’est pas le seul otage à y travailler et va tout faire pour communiquer, entre subterfuge et langage codé, avec son co-détenu. Pleine d’ingéniosité et de suspens, cette partie m’a tenue en haleine. Malheureusement, ce passage ne dure pas, et l’on retombe dans du grand-guignolesque, faisant de notre humble professeur de physique un MacGyver aux pouvoirs surhumains donnés par sa machine révolutionnaire, qui lui permet entre autre de défier la gravité. Lorsqu’enfin il parvient à embarquer sur un paquebot pour rejoindre la France, le terrible huis-clos et la dangereuse relation qu’il entretient avec le marin qui le cache font remonter agréablement la tension. La dernière partie m’a juste fait hésiter être soupir d’ennuis et éclats de rire, les idées y étant bonnes mais se trainant en longueur. Quant à la fin, c’est une déception, vraiment mauvaise. A la longue, je me suis aussi lassée des jeux de mots permanents notamment entre l’otage et ses ravisseurs (allez donc faire une p’tite blague au terroriste irakien qui vous colle son flingue sur la tempe…) et des pirouettes typographiques qui mettent du gras pour montrer qu’on crie et usent des abusent des points de suspension.

La Note de Mélu:

Note 2

Pas accroché du tout.

Je remercie Karine de Club de Lecture et les éditions Persée pour cette lecture.