maxime_chattam_lame_mal_L_1L'auteur: Maxime Chattam (né en 1976) est un auteur français spécialisé dans le thriller, notamment grâce à ses études de criminologie.

Le livre: Joshua Brolin est inspecteur et profiler à Portland sur les traces du "Bourreau de Portland", un tueur en série qui mutile cruellement les jeunes femmes qu'il tue. Il doit vite trouver Juliette Lafayette, dernière victime enlevée, avant que le bourreau n'ajoute une victime à son tableau de chasse: il la sauve in extremis en tuant l'assassin d'une balle dans la tête. Mais un an plus tard, un nouveau cadavre est découvert, avec la même signature que le Bourreau abattu par Brolin. L'inspecteur reprend donc l'affaire, autant pour dissiper l'ombre du fantôme du tueur que pour protéger Juliette, la dernière victime, à laquelle il s'est beaucoup attaché.

Rappelons-le: je n'aime pas trop les polars. Mais j'aime me frotter aux best-seller, pour savoir pourquoi ils le sont. Dès le départ, celui-ci a eu le don de m'agacer: il regorge de tous les clichés et de toutes les ficelles d'un thriller à l'américaine pour amateur de série policière. Dès le départ, des phrases telles que "Il était loin de se douter des événements qui allaient survenir" ou "Elle sut qu'elle ne ressortirait jamais vivante de cet endroit", soigneusement mis en valeur par un retour à la ligne qui insiste sur le suspens et judicieusement placées à la fin d'un chapitre pour laisser le lecteur encore tout retentissant de cette annonce tout en passant à autre chose pour ne pas lui en dire plus... attention, musique d'ambiance, lumière qui fait peur (tintintin.... suspens insoutenable...). C'est tellement téléphoné et tellement lourdement annoncé, fléché, balisé que pour moi, cela ressemblait à un roman qui s'autoparodiait. Ce qui me chiffonne, c'est que j'ai l'impression que c'est précisément cela qui fait le style thriller qui plaît tant. En dehors de cela, l'histoire pourrait être très bonne: les personnages sont assez bien ficelés et j'ai particulièrement apprécié de suivre une partie de l'histoire par les yeux d'une survivante et victime potentielle plutôt que (toujours) du point de vue du policier (comme par hasard lui aussi, beau gosse, jeune, un beau jeune premier quoi,...). Mais lorsqu'arrive le fantôme, je pense immédiatement à une explication en me disant "non, c'est trop évident". Et pourtant, arrivé à la fin, si, c'était bien ça.  Du coup, déçue, peu de surprise. L'originalité du tueur tient surtout dans son exceptionnelle cruauté, mais faire du gore pour faire du gore, je n'en vois pas bien l'intérêt.

La seule raison pour laquelle je retiendrai ce livre est qu'il est à mes yeux l'archétype du thriller, clichés à l'appui. Mais ce n'est décidément pas pour moi.

La Note de Mélu:

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