les_mis_rablesL'auteur: présente-t-on encore Victor Hugo? Il a déjà fait sa petite apparition sur mon blog, cliquez par ici!

Le livre: dans la petite ville de Digne, l'évêque, Monseigneur Bienvenu, est un homme hors du commun. Généreux, désintéressé, plein d'amour de l'humanité, il est le seul à donner sa chance à Jean Valjean. L'ancien bagnard est en effet victime de sa réputation: enfermé pour avoir volé un morceau de pain, ses tentatives d'évasion l'ont conduit à passez dix-huit ans derrière les barreaux. Entré innocent, il en ressort brisé et rempli de haine envers la race humaine. Et malgré cela, l'évêque lui tend la main. Ailleurs, une jeune fille sans le sou mais pleine de vertu, Fantine, aime passionnément un jeune homme pour qui elle n'est qu'une cocotte parmi les autres. Lorsqu'elle se retrouve abandonnée avec une petite fille, elle est contrainte de confier son enfant, Cosette, à un couple d'aubergistes, les Thénardier. Elle leur verse chaque mois une somme d'argent pour subvenir aux besoins de la fillette. Les Thénardier comprennent vite qu'ils tiennent là un bon moyen de renflouer leurs caisses.
Le talent de Victor Hugo dans ce roman tient essentiellement dans ses personnages: ils sont poignants. Qu'il s'agisse de Fantine, de Jean Valjean, de Monseigneur Bienvenu ou de Cosette, on vibre avec eux, on s'émeut avec eux, et surtout, on souffre avec eux. Car Hugo est un maître dans l'écriture de la souffrance et le titre "misérable" se décline sous toutes les coutures. Jean Valjan est un géant déchu, Fantine est l'innocence trompée, et ne parlons pas de la petite Cosette, victime à tous points de vue. Tous sont pétris de bonté et tous le payent cher. J'ai suivi avec un pincement, voire un déchirement au coeur les mésaventures de tous ces malheureux, en sautant toutefois des lignes, voire des pages. Car il faut bien le dire: Victor Hugo n'est pas avare de description interminables et surtout d'envolées lyriques toutes plus enflammées et engagées les unes que les autres. Romantisme quand tu nous tiens... Je n'aime déjà pas beaucoup ça en poésie, mais alors dans les romans, tout ce qui fait que le mélodrame supplante l'action ou la peinture des personnages a tendance à me lasser. J'en ai donc fait mon deuil, j'ai sauté quelques pages pour me concentrer sur l'histoire et ça a marché: j'ai dévoré le livre. Je n'ai lu que le premier tome de mon édition (une ancienne édition en quatre tome de 1933, superbe) mais j'ai hâte d'ouvrir le second.

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