45L’auteur : Jules Vernes (1828-1905) est un des écrivains français les plus populaires. On a du mal à imaginer qu’il date du siècle dernier tant son nom est associé à des fictions pour enfant ultra-connues, et tant ses romans d’anticipation nous paraissent à la fois modernes et fantaisistes.

Le livre : Un roman qui m’a été conseillé par Lili (et son blog est là) il y a quelques années, et qui ne quitte plus ma bibliothèque depuis, il mérite donc son article. En Roumanie, dans la région de Transylvanie, le château en ruine de Rodolphe de Gortz est l’objet de toutes les craintes : une lumière y apparaît, et on le dit hanté. Lorsque le jeune forestier Nic Deck décide d’aller voir ce qui s’y passe, accompagné du docteur du village, d’étranges phénomènes les forcent à rebrousser chemin et, plus convaincus encore d’une intervention diaboliques, ils refusent d’y retourner. Arrive alors au village le comte Franz de Télek qui reste stupéfait en apprenant l’histoire du château et le nom de son propriétaire, qui n’était autre sur son rival amoureux quelques années auparavant.

L’histoire peut sembler un peu cousue de fil blanc, je l’admets. Mais à première vue seulement. Car l’histoire d’amour malheureuse du comte de Télek est secondaire par rapport à la machination mise en place par le propriétaire du château hanté afin de garder la femme qu’il aime. Il s’agit d’un fantastique comme je les aime : noir, reposant sur des croyances enfouie, et où même lorsque le héros incrédule brise le mystère, l’étrange impression que ce n’est pas tout à fait fini persiste. Bon, comme souvent chez Jules Verne, les personnages restent un peu superficiels, le ton reste didactique et un peu froid, mais ça ne gâche pas le plaisir de ce très bon roman.