le_rouge_et_le_noir2L’auteur : Henri Beyle (1783-1842), plus connu sous son pseudonyme de Stendhal, est né à … Grenoble ! Passionné par l’Italie, Stendhal m'a marquée par un style resserré (hé oui !) ce qui ne l’empêche pas de remplir des pages et des pages, et par son ironie et son recul par rapport à sa propre écriture.


Le livre : Une énorme surprise. Stendhal va droit au but. Pas de fioriture, pas de description inutile, tout doit mener à l’essentiel. Quand à Julien Sorel, le héros de cette histoire, il a pris une place de choix parmi mes héros de fiction favoris. Lecteur passionné, ambitieux, calculateur, manipulateur, il a tout de ce héros que l’on admire et que l’on déteste. Fils de paysan, il est engagé comme précepteur pour les enfants M. de Rênal. Devenu l’amant de Mme de Rênal, il entame son ascension sociale, conscient que seul le mérite compte, en bon admirateur de Napoléon. Lorsqu’il quitte la maison de sa bienfraitrice de peur de voir révélée sa liaison, il devient le secrétaire particulier du marquis de la Mole et séduit la fille de celui-ci, la fière Mathilde, qui réussira à le faire anoblir dans le but de l’épouser. D’autres péripéties auront lieu, de coups de pistolet en condamnations à mort, mais je vous laisse découvrir la fin. A retenir : le discours final de Julien Sorel à son procès : « Je ne vois point sur le banc des jurés quelque paysan enrichi, mais uniquement des bourgeois indignés » et la fameuse phrase de Stendhal : « un roman, c’est un miroir qui se promène sur une grande route. […] Son miroir montre la fange, et vous accusez le miroir ! »