Un des rares livres de khâgne que j’ai dévoré.w

L’auteur : Membre de l’Oulipo, Georges Perec (1936-1982) est surtout connu pour son écriture structurée par des contraintes formelles. Il est connu notamment pour La Disparition, quelques trois cent pages sans utiliser la lettre « e ».


Le livre : Perec a également fui la déportation en 1941, et c’est en partie autour de cet événement que tourne ce livre inclassable. Autobiographie ? Roman ? Les deux et ni l’un ni l’autre. En alternant les chapitres, le livre entrecroise une civilisation utopique qui tourne au cauchemar où le W symbolique rappelle avec insistance certaine croix gammée, avec sa propre recherche de souvenirs de l’occupation. Le processus de la mémoire y est soigneusement disséqué : les notes, les retouches, les descriptions de photo viennent peu à peu compléter, corriger le souvenir en cours de reconstitution. L’onomastique, le travail d’écriture, le mot même y sont remarquables.

Une perle.