midsummer_nigth_dreamL’auteur : Présente-t-on encore William Shakespeare ? Poète, dramaturge, écrivain, ses œuvres sont encore jouées un peu partout dans le monde. De lui, on ne peut rien dire sans tout dire. Je me limiterai donc à ce qui m’a marqué : entre le XVIème et le XVIIème siècle, à l’heure où le théâtre français se targuait de règles de bienséance, il y avait parfois jusqu’à dix cadavres sur scène outre manche


Le livre : Une comédie, ça nous changera de Roméo et Juliette ! L’intrigue complexe est en elle-même cocasse : Lysandre et Hermia s’aiment, mais le père d’Hermia veut qu’elle épouse Démétrius, dont Hélène est amoureuse. Les deux jeunes amants s’enfuient dans la forêt, poursuivis par Démétrius, lui-même poursuivi par Hélène ! (simple, n’est-ce pas ?) D’autre part, Titania et Obéron, la Reine et le Roi des fées, ont eu une violente dispute. Pour se venger, Obéron donne à Puck une potion qui doit rendre celui qui en profite amoureux de la première personne qu’il verra. Destinée à Titania, qui se retrouve amoureuse d’un homme à tête d’âne, la potion fait également des ravages dans notre imbroglio de jeunes amants ! La féerie qui amène à un grand bazar, c’est ce que j’ai préféré dans cette pièce, ou comment le noble Roi des fées se mêle malgré lui à des embrouilles sentimentales. Evidemment, comme beaucoup de pièces, celle-ci gagne énormément à être vue plutôt que lue : d’abord pour les effets de mise en abyme (on y joue Pyrame et Thisbée), ensuite pour le rythme de ces entrecroisements d’intrigues qui méritent que l’on s’y perde, enfin pour les changements d’atmosphère, du déchaînement sentimental nocturne au réveil où tout rentre dans l’ordre.

Du vrai spectacle.

Titre original: A Midsummer Night's Dream (traduit de l'anglais).

Si vous avez l’occasion, je vous sur-recommande l’adaptation ultra-libre de Vincianne Regattieri, créée à Avignon en 2002 et absolument décapante ! En tournée d’octobre à décembre 2007 . Plus d’info ici.