Trop vu, trop lu,… oui, je sais, mais quand même…Fleurs_du_mal

L’auteur : Tout le monde connaît Charles Baudelaire, le torturé accro à l’opium qui racontait en vers ses expériences des «Paradis Artificiels». Réducteur ! Répondons qu’il fut aussi un grand critique littéraire et surtout le tout premier traducteur en France des Histoires Extraordinaires d’Edgar Poe ! Et toc !

Le Livre : Le recueil au titre usé et abusé (et Pascal Obispo n’est pas le moins mauvais…) est pourtant un chef-d’œuvre d’organisation et de travail. Du tiraillement entre spleen et idéal à l’ailleurs, en passant par l’ivresse, la débauche et les débris humains, le trajet en est très net. J’aime les invectives à Satan comme provocation. J’aime la modernité d’un poète du bitume allié à la régularité d’un sonnet traditionnel. J’aime « Le Chat », griffes acérées sous une patte de velours. J’aime me rappeler la profondeur du Spleen, les affres de la dépression physique. Ce seul mot, « spleen », a été bien trop usé. Rendons-lui son vrai sens, et prenez cinq minutes pour essayer de comprendre l’intensité de ces mots :

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;